
« …Le même vacarme me réveille à 5 h. Je découvre des lavabos et des cabinets près de notre dortoir. Petit à petit nous nous organisons.
A 9 h nous passons devant Valence, nous ne voyons encore presque rien de la ville. Ce matin, dimanche 27 septembre, une messe a été dite au salon des 1ères. Nous croisons encore quelques cargos. Ils apparaissent au loin par leur fumée d’abord, ce n’est que petit à petit qu’ils prennent corps.
Au déjeuner, je discute toujours dans mon cercle de 3 femmes. Comme dessert, je crois que le melon est de rigueur le midi, le raisin le remplace le soir. Je fais la sieste après le déjeuner. Puis je me promène comme à l’habitude sur le pont des 1ères.
A l’intérieur des terres une chaîne de montagne tranche sur le ciel de sa fine dentelle éclairée de soleil. L’avant-plan est dans l’ombre et l’effet est magnifique. Cette perspective persistera presque jusqu’à minuit.
J’achète un jeu de Bridge et je joue avec deux camarades, le 3ème ne sachant pas jouer. Je me suis affilié avec Médinger, 24 ans, qui va à Abidjan, comme Charreyron, 20 ans, avec Chassériot qui va de ce côté également. Je fais des connaissances. Il y a pas mal d’instituteurs qui rejoignent Dakar. La femme qui prend ses repas à côté de moi rentre à Dakar également. La jeune fille et sa mère vont à Lomé.
Je me couche encore vers 11 h… »