
Fin 1942…Départ de Marseille…Edouard a 25 ans…
« …mer revient sur le bateau. Les passagers parlent, discutent, on dirait un murmure de voix comme autour d’un feu de camp la nuit dans la campagne. Sur le pont, à l’avant, une foule de marins et de soldats grouille. Les bouts rouges des cigarettes vont et viennent, éclairent de temps en temps, sous l’effet d’une « bonne bouffée », les visages des fumeurs.
Voilà que mon regard grimpe aux cordages devant moi et une pensée ne s’arrête pas : Serais-je par hasard sur un de ces voiliers qui parcouraient jadis les mers ? Serais-je un hardi marin d’autrefois ?
Mon imagination travaille : me voilà marin d’hier et d’aujourd’hui ! Je rêve. La fraicheur de la brise me rend à la réalité…malheureusement, c’était si beau ! C’était également mon rêve de jeunesse.
La vie, si c’est cela la vie, n’est pas toujours drôle… »