
Le lendemain, Lundi, jour de départ, je ne me suis levé qu’à 6 heures. Il y en avaient qui devaient partir par le train de 5h1/2, mais je me suis conformé à mon fascicule et je ne suis parti qu’à 8 heures de Gouarec. Je suis allé faire un dernier tour vers le haut du village voir si tous les autres étaient partis et ai trouvé Mathurin B. et Jean Marie Le B. qui sont venus me chercher en passant. J’ai aussi, ce matin là, fait un tour au cimetière et dans l’église de Rosquelfen.
Au moment de partir Le B. et M. B. sont venu me chercher accompagnés de P. ; l’on devine bien quelle douleur que l’on a quand il faut se quitter dans de pareilles conditions. Il fallait cependant partir et nous voilà donc partis tous les trois après avoir bu une bouteille de champagne.
P. et mon beau père nous ont conduit jusqu’à la gare. Le train était déjà en gare quand nous sommes arrivés ; nous n’eûmes le temps que de monter dans le train après avoir serré la main à quelques amis qui se trouvaient à la gare, entre autres Mr Le M. de Laniscat qui nous avait promis en partant qu’il allait prendre la faucille pour aider à couper le blé.