
Cependant un plan d’évasion était encore en voie de réalisation dans le camp. Beaucoup savait déjà de quoi il s’agissait.
Le bruit courrait d’une baraque à l’autre, que sous la direction d’un ingénieur français prisonnier également, des mineurs (ce qui ne manque pas non plus ici) étaient en train de creuser un souterrain qui devait aller déboucher dans un petit jardin à 50 mètres environ du camp. Et qu’une baraque entière devait partir sous peu de temps.
Cela était bien exact. Car la nuit suivante le souterrain était fini, et une vingtaine avait traversés ledit souterrain. D’autres avaient voulu suivre quand soudain l’attention des sentinelles allemandes fut attirée vers le souterrain par les attroupements qui se faisait autour de la chiotte qui donnait accès à ce souterrain. Le plan était donc échoué. Le trou fut découvert et plusieurs qui avaient réussis à sortir, furent repris avant qu’ils aient pu regagner la Hollande.
Ce souterrain était habilement caché des yeux de tout le monde en prenant naissance dans une chiotte, qu’un sergent qui était toujours de planton, empêchait quiconque d’approcher sous prétexte qu’il y avait des Morpions. Jour et nuit l’on travaillait dedans ; l’on volait des planches dans les baraques pour soutenir la voûte du souterrain et empêcher les éboulements de terre. La terre provenant du trou était bien répandue au fond de la chiotte, laquelle n’avait pas encore été souillée par aucun excrément. Et de cette façon les mineurs ont pu terminer leur souterrain sans que les allemands aient put se douter de son existence.
Mais la fatalité à voulu qu’il fût découvert juste au moment où il allait être mis en service. Les allemands furent stupéfiés quand ils ont découvert ce trou. Ils ont bien vu qu’ils avaient affaire à d’aussi malins qu’eux et de crainte que d’autres trous furent creusés en d’autres endroits ils ont fait creuser par nous une profonde fosse tout autour du camp.