

Fin 1950, Edouard vole sur les DC3 de la STA mais sent bien que la compagnie va vers des jours difficiles. Il va postuler à l’UAT (Union Aéromaritime de Transport) qui est une société du groupe des Chargeurs Réunis.
Début 1951, il intègre l’UAT qui deviendra une dizaines d’années plus tard l’UTA…il y restera jusqu’à sa retraite, en 1975, volant sur DC3, DC4, DC6, DC7, Comet et DC8. À propose du « Comet », il disait que c’était un véritable chasseur !

Commandant de bord exclusivement sur long courriers il sillonnera le monde entier et se retirera avec plus de 40 000 heures de vol à son actif après avoir été basé à Paris-Le Bourget, Nouméa, Sydney et Tahiti.






Edouard fut décoré de la Médaille de l’Aéronautique et fait Chevalier de la Légion d’Honneur.


L’UAT et l’UTA :
1934 : faillite de l’Aéropostale et échec de la tentative de reprise de la société par les Chargeurs réunis.
1935 : Aéromaritime, filiale créée par Chargeurs réunis.
1949 : UAT – Union aéromaritime de transport. L’Aéromaritime s’associe avec la Sati (Société aérienne de transports internationaux, créée en 1948) et crée UAT (Union aéromaritime des transports) le 13 octobre (capital Chargeurs 40 %, Air France 40 %, Jean Combard et Roger Loubry créateurs de la Sati 20 %).
1952 : l’UAT est l’une des premières compagnies au monde à mettre en service des avions à réaction : avec l’introduction des Comet.
1er mai 1955 : prise de contrôle d’Aigle Azur (créée en 1946 par Sylvain Floirat).
1963 : UTA – Union de transports aériens. L’UAT fusionne avec TAI (Transports aériens intercontinentaux, créée le 1er juin 1946) pour créer le groupe UTA. Francis Fabre devient président du groupe en 1969 jusqu’en 1981. La société se développe rapidement pour devenir la 30e compagnie aérienne au monde.
1966 : création de la Compagnie aéromaritime d’affrètement1, plus souvent désignée Aéromaritime, filiale chargée initialement de vols passagers et cargo à la demande exploitant des avions affrétés ou loués à UTA.
Janvier 1971 : l’Aéromaritime est chargée de l’exploitation des Super Guppy assurant le transport des éléments d’Airbus entre les diverses usines du consortium européen1.
Le 20 juin 1987, UTA annonce une commande ferme de 6 Airbus A340 et 6 options pour des livraisons prévues entre 1992 et 1994. C’est la première commande d’avions Airbus dans l’histoire de la compagnie.
12 janvier 1989 : prise de contrôle de la compagnie par Air France. Air France a pris le contrôle d’UTA en rachetant à Jérôme Seydoux, successeur de Francis Fabre à la présidence de Chargeurs SA, la majorité des actions de la société.
19 septembre 1989 : le vol 772 UTA reliant l’aéroport de Maya-Maya (Brazzaville) à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, assuré par un DC-10, est la cible d’un attentat terroriste commandité par la Libye. Aucun des 170 passagers et membres d’équipage ne survit à la catastrophe.
La fusion de l’UTA avec Air France a été réalisée le 31 décembre 1992, entraînant la disparition du pavillon de I’UTA, héritière de l’UAT et de la TAI, après quarante sept années d’exploitation aérienne. Cette opération s’est déroulée en deux temps.
Le 1er janvier 1992, toute l’activité aérienne de I’UTA (flotte, exploitation commerciale, effectifs) a été transférée à Air France. Dans la coquille aux trois quarts vide de l’UTA, ne subsistaient plus que l’activité industrielle, et les loyers versés par Air France pour la location gérance de l’activité aérienne.
Le problème posé à Air France par l’absorption de I’UTA, était l’existence de la Coopérative de Main-d’Œuvre, qui l’aurait obligée à lui payer 15/90e de la valeur de liquidation de l’UTA.
Par décision de l’assemblée générale extraordinaire du 29 décembre 1992, Air France, société à participation ouvrière régie par la loi de 1917, a absorbé la Compagnie UTA. Tout son patrimoine a été transféré à Air France. Dans le même temps, la dénomination sociale d’Union de transports aériens disparaissait, pour être remplacée par celle de « Compagnie nationale Air France ». Les statuts ont été modifiés, pour tenir compte de la transformation de la société en « Entreprise Publique de premier rang », mais la forme de société à participation ouvrière a été conservée.