
« …Je devais retrouver un marin du « Primauguet » à 8 h et j’attends en vain.
Je ne peux même pas manger à bord car le bateau est en train de changer de bout et on ne peut monter à bord. J’attendrai assez tard pour y monter.
Là, le maître d’hôtel me fait savoir qu’un marin est venu me voir à 6 h 1/2 et m’a attendu longtemps. Je lui avais pourtant fait dire de venir à 8 h.
Je ressors vers 9 h 1/2 et, comme j’ai faim, je « m’envoie » deux sandwiches aux oeufs et brochettes. Heureusement que l’on trouve ce qu’on veut.
Je fais un petit tour et comme il y a défense passive et que les rues sont noires, je m’attarde à la terrasse d’un café. Cinq espagnols discutent à côté de moi. J’ai remarqué qu’il y a beaucoup d’espagnols à Casablanca.
Un camarade de table qui est seul également vient me rejoindre. Il vient de Rabat et ne sait pas que la date limite pour monter à bord est retardée jusqu’à 15 h demain. Quand je le lui apprends , il rage car il serait resté à Rabat. D’après lui, Rabat est très bien ; c’est qu’il l’a visitée avec un sien cousin qui connaissait très bien la ville. Elle est plus neuve, paraît-il, avec Salé en face et leurs deux petits ports minuscules.
Les cafés ferment à 10 h. Nous rentrons.
Je prends un dernier sandwich. Une patrouille de police surgit en moto et j’ai pu voir avec quelle dextérité le indigènes camouflent leurs étalages. Ils les remettent aussitôt la moto passée, comme si de rien n’était… »