Alexandre, Chapitre 8, Approche des allemands

Depuis déjà quelques jours on entendait sans cesse la canonnade du côté de Namur, Charleroi et Mons. L’ennemi approchait.

Le 24 août nous sommes allés au terrain d’aviation qui était le lieu de rassemblement du régiment en cas d’alerte. Nous sommes partis croyant partir au combat. Beaucoup d’entre nous s’étaient saoulés, officiers comme soldats. C’est là que nous avons eu la première et forte émotion en voyant évoluer au dessus de notre tête un aéroplane que l’on croyait être un Allemand, et de voir presque tous les canons tirer dessus. Un obus est tombé à quelques mètres de nous sans éclater ; finalement on a su que c’était un aéroplane Anglais qui cherchait, paraît – il, à atterrir sur le terrain d’aviation. Nous avons été quitte pour la peur.

Nous avons couchés à la belle étoile à côté des hangars d’aéroplanes, la nuit du 24 au 25 avec le 32ème Colonial de réserve de Brest que nous avions vu pour la première fois ce jour là et sommes rentrés à notre cantonnement la nuit du 25 août.

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