Alexandre, Chapitre 9, Reconnaissance en Belgique

Le 26, nous sommes partis pour une reconnaissance du coté de la Belgique. Ma compagnie se trouvait en avant garde. On nous fit approvisionner nos magasins et charger nos fusils. Nous dépassâmes la Frontière et entrâmes en Belgique. A un moment donné les douaniers nous apprirent que les Allemands avaient été aperçus le matin à un kilomètre de la frontière ; nous nous dirigeâmes donc vers le coté indiqué. Mais l’ennemi n’était plus là et nous continuâmes donc à marcher en avant.

Le Capitaine m’envoya faire une patrouille dans un village voisin. Je pars donc avec 4 hommes prenant, comme bien l’on pense, beaucoup de précautions. À chaque instant l’éclaireur de tête croyait voir un casque à pointe. Nous avons pourtant traversé le village sans rien trouver. J’ai rejoins ma Compagnie qui était toujours en avant garde et nous nous avançâmes jusqu’à un champ de lin à proximité d’un petite ville appelé Aulnay-Quévy. Nous ne devions pas aller plus loin.

Devant nous se trouvaient une grande plaine et plus loin un bois où les allemands se trouvaient. Ma Compagnie revint alors à Aulnay en traversant la ligne de chemin de fer. Le commandant nous avait donné l’ordre de passer en arrière. Nous sommes allé à coté d’un couvent de bonnes sœurs où nous avons cassés la croûte et bu de la bière que les bonnes sœurs, qui étaient parait–il des françaises, nous donnaient à volonté.

De temps en temps nous entendions quelques coups de fusils ; c’était la 17ème Compagnie qui avait rencontré une patrouille allemande. On n’en fit aucun cas et l’on continua toujours à boire de la bière jusqu’à ce que nous reçumes l’ordre de partir. Nous sommes alors retourné en traversant la petite ville d’Aulnay, salués par les habitants.

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