
Nous traversâmes toute la Belgique en passant par Charleroi, Namur, Liège, etc …Dans les gares où nous avions de l’arrêt les habitants belges nous apportaient du tabac, des cigares, du pain, du chocolat, du pain d’épices que nous partagions dans les wagons quand celui qui se trouvait à la porte du wagon n’était pas assez gourmand pour tout manger. Nous avons même été assez heureux de pouvoir manger un poulet rôti entre 8, que nous avons eu dans la dernière gare belge que nous avons passée. C’était la dernière fois que nous devions manger de si bonne chose car depuis que nous sommes entrés en Allemagne nous avons dû nous contenter du peu de choses que nous donnent les allemands.
Dans chaque wagon se trouvaient 2 sentinelles allemandes baïonnette au canon. Ils ne se montrèrent pas trop sévères envers nous, ils nous donnèrent même du pain quand on leur en donnait en trop dans les gares allemandes.
En passant dans le gare de Cologne, la population civile qui venait à la gare, nous menaça en nous montrant le poing et en criant sur nous des insultes ; des insultes que nous ne comprenions pas. Nous étions content de partir de cette gare où la population nous était si hostile. Cependant la ville paraissait être grande et belle avec le Rhin qui y passe.
Nous arrivâmes enfin à la gare de Wesel où nous devions descendre le vendredi vers 11 heures du soir. Nous avions passé 36 heures dans le train, aussi étions nous content de descendre et pouvoir marcher un peu. Il pleuvait encore quand nous sommes descendu. On nous mis lentement en marche pour rejoindre le camp de Friedrichsfeld loin de la gare d’environ 7 Kilomètres.
Nous arrivâmes enfin dans le camp, tout trempés, avec la pluie qui tombait toujours.