
« …Arrivés là-haut, où fonçons-nous d’abord ? Naturellement au bureau de tabac ! Malheureusement, il faut un papier de la Régie. Elle est encore fermée. Nous décidons d’aller boire un bon demi à la terrasse d’un café. Presqu’aussitôt, une nuée de petits cireurs s’offre à cirer nos chaussures. Je me laisse faire, d’autant que c’est la première fois que je vois cela.
Nous faisons ensuite une longue queue pour avoir notre bout de papier de la Régie et, finalement, nous avons notre tabac qu’il suffira de renouveler de jour en jour en remettant les paquets vides. La date est inscrite sur les paquets ainsi que la mention « passager ».
Nous nous promenons un peu dans Oran. La ville ne m’enthousiasme pas du tout. Comme nous avons le temps, nous rentrons par la route. Je me repose un peu à bord.
Après dîner, ce n’est presque plus la peine de sortir. Je sors de table à 8 h et, comme nous sommes en retard de 1 h sur l’heure de France et que nous devrons rentrer à 10 h, je reste à bord et me couche à 10 h… »